Cartographie Des Nuages Film Critique Essay

CinemaTeaser

par Emmanuelle Spadacenta

En voyant "Cloud Atlas", oeuvre atypique et profonde, on se dit que le cinéma peut avoir une portée très puissante.

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Le Journal du Dimanche

Les Wachowski s'interrogent sur le déterminisme et la logique, l'impact de nos choix et de nos décisions, bousculent les consciences en s'affranchissant de l'espace-temps. (...) Plus qu'une déclaration d'amour au cinéma, cette "cartographie des nuages" lyrique, démente et séditieuse, est un manifeste.

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Les Inrockuptibles

Dans sa densité folle, sa manière de bousculer les temporalités, son flux ininterrompu de récits et cliffhangers virant parfois à l'abstraction, "Cloud Atlas" condense à lui seul la puissance narrative d'une série moderne et constitue ainsi la plus belle réponse du cinéma américain à la télévision : un film mutant.

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Paris Match

Cette oeuvre audacieuse nous propose une expérience cinématographique inédite, à la fois complexe et ludique. "Cloud Atlas" demande un minimum d'effort cérébral. Mais en échange, on sort du cinéma avec son âme d'enfant bien repue (...).

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Studio Ciné Live

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Télé 7 Jours

Visuellement splendide, souvent déroutant, parfois irritant, voilà l'un des films les plus étonnants jamais conçus. A condition de se laisser prendre au jeu, ce voyage unique dans l'espace-temps se révèle totalement enivrant et addictif !

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Transfuge

"Cloud Atlas" fait souffler un vent frais parmi les scénarios linéaires de blockbusters. En concevant leur film comme une quête de sens jamais épuisée, en misant sur la liberté du spectateur (...), les réalisateurs pourraient bien apporter la réponse du cinéma à l'empire éclatant des séries télé avec leur complexité scénaristique.

L'Ecran Fantastique

[POUR] En dépit de sa durée imposante (...) son montage jouant sur les intrigues et les sauts dans le temps fait que "Cloud Atlas" se démarque de tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent.

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Le Monde

Le coup de force des cinéastes réside dans cette manière d'atteindre (...) une ampleur romanesque inédite et indiscutable.

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Le Parisien

"Cloud Atlas" vire parfois à la grande kermesse, avec son casting hétéroclite, ses parenthèses comiques et ses costumes improbables. Mais on ne s'y ennuie pas une seconde, au long de 2h45 de chassés-croisés temporels parfaitement maîtrisés.

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Les Fiches du Cinéma

En jonglant avec les genres par le biais d'un montage virtuose, les Wachowski et Tom Tykwer imposent "Cloud Atlas" comme un événement majeur.

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Marianne

Le projet est dément, pyrotechnique, profus, d'une richesse surréaliste. Excessif, comme l'imagination. Et même si parfois on peut s'y perdre, le cinéma à la fin s'y retrouve.

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Metro

Bien qu'inégale, cette fable philosophico-métaphysique est compensée par une ambition qui fait trop souvent défaut au paysage hollywoodien actuel.

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TéléCinéObs

Le film n'est (...) pas exempt de passages pontifiants qui menacent de le faire basculer du côté du nanar new-age ; ils sont sans cesse rattrapés par sa générosité, son foisonnement narratif, ses emballements de mise en scène (...) qui, au final, dessinent une réjouissante mosaïque de SF queer, cosmogonique et progressiste. Il suffit d'y croire.

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Charlie Hebdo

On oscille constamment entre l'admiration devant ce travail d'orfèvre, d'une ambition folle et virtuose, qui dans le cinéma contemporain n'a guère d'équivalent, et le sentiment d'une montagne narrativement complexe qui accouche d'une souris un peu rachitique, porteuse d'un discours simpliste.

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Critikat.com

"Cloud Atlas" se fait plus intéressant quand il assume son caractère hétéroclite que quand il s'efforce d'être un tout homogène.

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Ecran Large

C'est précisément comme cela que "Cloud atlas" transcende le poids de son propos, à travers un dispositif narratif dont la complexité n'a d'égal que l'évidence émotionnelle qu'il dégage à chaque instant.

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L'Humanité

Malgré l'audace du montage 
alterné et les nombreuses passerelles entre les épisodes, 
le résultat reste inégal (...). La plus belle partie, 
à notre sens, est l'épisode orwellien de 2144, dû 
aux Wachowski, qui prolonge leurs inventions de "Matrix" par un saisissant imaginaire dramaturgique et plastique.

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Libération

Le cosmos, la voie lactée, baignent la première et dernière image de "Cloud Atlas". C'est en effet ce qu'on souhaite en retenir : son imparfaite, arrogante, maladroite et pourtant exaltante ambition cosmique.

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Ouest France

Il faut du temps, de la patience et de l'entêtement pour trouver quelques repaires de narration et de compréhension dans la galerie de personnages (...). Le travail sur les décors et les costumes (...) est d'une sophistication accomplie. Mais ce feu d'artifice visuel (...) ne sert qu'à enrober un propos simpliste et élémentaire sur la nature de l'homme et sur son destin.

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Positif

(...) le film n'exploite qu'avec parcimonie son postulat de départ, semblant s'en remette aux comédiens pour que s'opère la magie de la transmission d'une époque à l'autre.

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Première

Si les épisodes de ce blockbuster transgenre s'agrègent avec un certain brio, ils peinent à s'enrichir mutuellement. L'idée prend le pas sur l'affect, nous laissant à distance de ce fascinant puzzle.

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aVoir-aLire.com

Alors qu'on ne cesse de passer d'un récit à un autre, (...) l'incompatibilité artistique apparaît de façon manifeste : tandis que Tom Tykwer prolonge son questionnement philosophique autour du hasard et des coïncidences, tout en continuant profondément à sonder l'âme humaine et ses contradictions, les Wachowski, quant à eux, font toujours dans la surenchère et le superficiel...

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Cahiers du Cinéma

"Cloud Atlas" révèle sur le tard sa nature bouffie de film à sketches qui, considérés indépendamment, s'avèrent tous au mieux médiocres, sinon carrément idiots.

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L'Ecran Fantastique

[CONTRE] Si "Cloud Atlas" excelle particulièrement par son rendu bluffant (...) l'ensemble reste un peu long et confus pour pleinement convaincre.

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L'Express

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TF1 News

A une heure de calibrage éhonté, il faut louer l'audace du projet, sa démesure, son mélange des genres, sa fluidité narrative abolissant le temps et sa direction artistique. (...) Hélas, sur la durée, ce que "Cloud Atlas" raconte en s'éparpillant - et en s'épuisant parfois - n'est jamais à la hauteur de son ambition démesurée (...).

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Studio Ciné Live

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Télérama

Six fois hélas, "Cloud Atlas" est un conglomérat de fragments de nanars. Très vite, le seul vrai suspense concerne le kitsch des costumes, l'épaisseur de latex ouvragé sur le visage des acteurs, la couleur de leurs lentilles et postiches divers.

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Critique

Cloud Atlas: nuageux avec percées de soleil


Catherine Schlager

Surabondance. C'est le premier mot qui vient en tête après le visionnement de Cloud Atlas, mégaproduction très attendue de l'étrange trio formé par les frangins Wachowski (The Matrix) et le réalisateur allemand Tom Tykwer (Run Lola Run), et basée sur le best-seller de l'Anglais David Mitchell. Trop de personnages se côtoient, trop d'univers se juxtaposent, trop de récits s'entremêlent. Le tout, dans un trop long film. Trop, c'est trop!

«Tout est relié», clame tant bien que mal Cloud Atlas, faux film choral qui n'est pas sans rappeler The Matrix, Le cinquième élément et même la série Lost, et qui se déroule à six époques sur près de 500 ans. Pas facile de résumer cette structure narrative éminemment complexe qui débute en 1849 lorsque Adam Ewing (Jim Sturgess) lutte pour survivre à la traversée des îles du Pacifique sur un bateau d'esclaves.

L'histoire se poursuit à Cambridge en 1936 alors que le jeune compositeur Robert Frobisher (Ben Whishaw) souhaite mettre le point final à son oeuvre The Cloud Atlas Sextet. Dans le San Francisco de 1973, Luisa Rey (Halle Berry), une ambitieuse journaliste, tente de révéler au grand jour la corruption qui règne au sein d'une centrale nucléaire. Puis, en 2012, l'éditeur londonien Timothy Cavendish (Jim Broadbent) se retrouve bien malgré lui coincé dans une maison de retraite.

Le délire scénaristique se poursuit dans le Séoul du futur de 2144 avec Sonmi-451 (Doona Bae), un clone féminin programmé pour obéir aux ordres comme ses consoeurs. Enfin, en 2346 à Hawaï, Zachry (Tom Hanks), revenu à un mode de vie plus primitif, fait partie des derniers survivants d'un cataclysme qui a ravagé la planète. Vous suivez encore?

Maquillages et prothèses

Difficile en effet de s'y retrouver dans ces histoires qui défilent sous nos yeux sans nous toucher réellement. Encore plus laborieux de ne pas perdre le fil du récit en tentant de reconnaître les acteurs (chacun incarnant plusieurs personnages) qui se cachent sous ces maquillages et ces prothèses qui leur donnent parfois des allures grotesques. Très crédible dans le rôle de Sonmi-451, la Sud-Corénne Doona Bae est pourtant risible dans la peau de cette aristocrate anglaise qui attend le retour de son mari. Tout comme Susan Sarandon en aborigène à Hawaï. Heureusement, la plupart des acteurs réussissent à se mouvoir d'un rôle à l'autre avec grâce et talent. On ne peut que les féliciter d'avoir relevé un défi aussi casse-gueule.

Outre la performance des acteurs, Cloud Atlas, qui est davantage un exercice de style qu'un grand film, mérite ses trois étoiles grâce à son montage parallèle inspiré - Alexander Berner réussit à créer du sens dans ce fouillis scénaristique - et à ses scènes spectaculaires. Certaines images fortes, comme celle de ces milliers de corps sans tête qui pendent alignés sur un convoyeur dans le Séoul de 2144, continueront de nous hanter.
D'abord jugé inadaptable pour le grand écran, Cloud Atlas aurait gagné à être séparé en plusieurs films. Le résultat aurait pu être beaucoup plus réussi. Dommage.

* * *
Drame de science-fiction de Lana Wachowski. Avec Tom Tykwer et Andy Wachowski. Avec Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent. 2h52.

Cloud Atlas: lourds nuages


Normand Provencher

Le roman Cloud Atlas, du Britannique David Mitchell, a toujours été considéré comme impossible à adapter au cinéma en raison de sa complexité. Qu'à cela ne tienne, Lana et Andy Wachowsky, le duo derrière la trilogie Matrice, et Tony Tykwer (L'international) ont décidé d'aller de l'avant. Avec, comme résultat, une bourrative poutine spatiotemporelle, d'une durée excessive, où une chatte ne retrouverait pas ses petits.

Cloud Atlas est une ambitieuse histoire kaléidoscopique qui explore cinq périodes de l'histoire de l'humanité se faisant écho, entre le XIXe siècle et l'année 2346. Avec, de surcroît, les mêmes acteurs jouant des rôles disparates.

Cinq histoires qui se croisent et s'entrecroisent. Dans le Pacifique, en 1849, un médecin (Tom Hanks) tente d'escroquer un voyageur (Jim Sturgess). En 1936, Cambridge est le lieu d'un affrontement entre deux compositeurs (Jim Broadbent et Ben Whishaw). À San Francisco, en 1970, une journaliste (Halle Berry) cherche à faire la lumière sur les dessous du projet nucléaire d'un vil politicien (Hugh Grant). Dans le New Age kitsch d'un «Néo-Séoul» de 2144, une esclave (Doona Bae) cherche à recouvrer la liberté avec un complice (Sturgess). Sur une île postapocalyptique du XXIVe siècle, une voyageuse de l'espace (Berry) fait équipe avec un chef de tribu (Hanks) pour sauver ce qui reste de l'humanité.

Comme on peut le voir, c'est costaud comme histoire, ce qui ne signifie pas que c'est réussi, d'autant plus que celle-ci s'étend sur deux heures 45 minutes. Tout cela pour en arriver à la conclusion que tout être humain, quelle que soit l'époque, est sur cette planète pour combler ses besoins d'amour et de liberté. Le message aurait aussi bien passé dans un court-métrage...

À 100 millions $, l'un des films indépendants les plus chers de l'histoire, Cloud Atlas met la patience du spectateur à rude épreuve. On est ballotté entre les époques et une flopée de personnages inintéressants. On ne peut que se demander ce que Tom Hanks est allé faire dans cette galère, lui qui joue cinq personnages différents, certains risibles à cause des maquillages douteux.

Cette décevante collaboration d'Andy et Lana (l'ex-Larry devenu transgenre...) Wachowsky, et de l'Allemand Tony Tykwer, pèche par un excès d'ambition. Humour et effets spéciaux de qualité sont au rendez-vous, mais ce n'est pas suffisant pour empêcher le naufrage. Au final, on ne peut qu'avoir une bonne pensée pour le monteur Alexander Berner, chargé de mettre un semblant d'ordre à ce fouillis.

À noter que le film, chose rare pour une production américaine, est présenté en version originale anglaise sous-titrée.

* *
Cloud Atlas. Genre : drame fantastique. Réalisateurs : Lana Wachowski, Andy Wachowski et Tony Tykwer. Acteurs : Tom Hanks, Halle Berry, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Jim Sturgess, Ben Whishaw, Susan Sarandon, Hugh Grant, James D'Arcy, Bae Doona. Classement : 13 ans. Durée : 2h43.

On aime : l'audacieuse proposition, quelques traits d'humour.

On n'aime pas : le scénario échevelé et confus, les personnages inintéressants, les maquillages douteux.

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